LES TABLEAUX DES RESSOURCES ET DES EMPLOIS
9.16 . Les tableaux des ressources et des emplois sont présentés de façon plus détaillée dans les tableaux 9.5 et 9.6.
Tableau 9.5 Tableau des ressources aux prix de base et transformation prix de base/prixdacquisition
| Branches dactivité (NACE
Rév.1) 1 2 3 4 ... ... n |
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Importa- tions CAF |
Total des res- sources aux prix de base |
Marges com- merciales et de transport |
Impôts moins subventions sur les
produits |
Total des ressources aux prix dacquisition |
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(1) |
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(2) |
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(3) |
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(4) |
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(5) |
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(6) |
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(7) |
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1 |
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(2) |
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Production
totale par branche |
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0 |
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Total, dont: |
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| Production
pour usage final propre |
(3) |
0 |
0 |
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| Autre
production non marchande |
0 |
0 |
Tableau 9.6. Tableau des emplois aux prix dacquisition
| Branches
dactivité (NACE Rév.1) 1 2 3 ... ... n |
|
Emplois
finals a) b) c) d) e) f) |
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(1) |
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(2) |
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(3) |
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(4) |
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(5) |
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1 |
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Emplois finals aux prix dacquisition/ en valeur FAB: |
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(2) |
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Total de la consommation
intermédiaire par branche |
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Total des emplois finals
par type |
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Total des emplois |
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Rémunération des
salariés |
(3) |
Composantes de la valeur ajoutée par branche |
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(4) |
Valeur ajoutée par branche |
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(5) |
Production aux prix de base par branche |
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Informations
supplémentaires: |
(6) |
9.17 . Les nomenclatures utilisées sont la NACE Rév.1 pour les branches dactivité et la CPA pour les produits. Ces deux nomenclatures sont tout à fait cohérentes: à chaque niveau dagrégation, la CPA couvre les principaux produits des branches dactivité distinguées par la NACE Rév.1.
9.18 . Dans les tableaux des ressources et des emplois, la nomenclature des produits est au moins aussi détaillée que celle des branches dactivité, par exemple le niveau à trois chiffres de la CPA et le niveau à deux chiffres de la NACE Rév.1.
9.19 . La distinction entre production marchande, production pour usage final propre et autre production non marchande nest pas nécessaire pour chaque groupe de produits et ne doit être établie que pour la production totale par branche dactivité.
9.20 . La distinction entre producteurs marchands et producteurs pour usage final propre dune part et autres producteurs non marchands dautres part doit être appliquée pour une branche dactivité déterminée uniquement si ces deux catégories de producteurs sont représentés au sein de celle-ci. En général donc, cette distinction naura lieu dêtre que pour un nombre très restreint de branches dactivité, par exemple les services de santé ou déducation (voir 3.66.).
9.21 . Importations et exportations peuvent être ventilées en:
a) échanges intracommunautaires;
b) échanges avec des pays tiers.
9.22 . Les flux de biens et de services sont évalués aux prix de base dans le tableau des ressources et aux prix dacquisition dans celui des emplois. Pour quil y ait correspondance entre les ressources et les emplois, le tableau 9.5 prévoit une transformation des ressources aux prix de base en ressources aux prix dacquisition et, parallèlement, une transformation des emplois aux prix dacquisition en emplois aux prix de base. Ces transformations débouchent donc sur deux identités fondamentales:
a) ressources aux prix dacquisition = emplois aux prix dacquisition;
b) ressources aux prix de base = emplois aux prix de base.
9.23 . La valeur ajoutée est enregistrée aux prix de base et se définit comme la différence entre la production évaluée aux prix de base et la consommation intermédiaire évaluée aux prix dacquisition.
9.24 . Le SEC nutilise pas le concept de valeur ajoutée au coût des facteurs. Toutefois, cet agrégat pourrait être obtenu en soustrayant de la valeur ajoutée aux prix de base les autres impôts moins les subventions sur la production.
9.25 . Le PIB est évalué aux prix du marché. Il peut être calculé à partir des tableaux des ressources et des emplois de trois manière différentes:
a) production aux prix de base par branche moins consommation intermédiaire au prix dacquisition par branche plus impôts moins subventions sur les produits (optique de la production);
b) composantes de la valeur ajoutée aux prix de base par branche plus impôts moins subventions sur les produits (optique des revenus);
c) somme des catégories demplois finals moins importations : exportations moins importations plus dépense de consommation finale plus formation brute de capital (tous ces agrégats étant exprimés aux prix dacquisition) (optique des dépenses).
9.26 . Le tableau 9.6 contient également plusieurs informations supplémentaires: formation brute de capital, stocks dactifs fixes et entrées de main-duvre par branche dactivité. Essentielles lorsquil sagit danalyser la productivité, ces informations peuvent également servir à plusieurs autres types danalyses (par exemple, en matière demploi).
9.27 . Dans le SEC, le stock dactifs fixes est évalué aux prix du marché en vigueur à la date détablissement du compte de patrimoine. Pour les actifs fixes achetés lors dexercices antérieurs, il convient donc de déduire la consommation de capital fixe afférente aux années écoulées des évaluations aux prix courants sur le marché dactifs neuf de même type et de même qualité. Ce concept net du stock de capital fixe pourrait servir pour le calcul de lintensité du capital. Toutefois, on utilise plus souvent pour les analyses de productivité un concept brut spécifique du stock de capital fixe. Daprès ce concept, tous les actifs fixes doivent être évalués aux prix courants sur le marché dactifs neufs des mêmes type et qualité, aucune déduction nétant apportée pour la consommation de capital relative aux années antérieures. Le recours à un concept brut nest pas usuel dans le SEC; il peut cependant être mis en uvre à laide de la méthode dite de linventaire permanent. Les données brutes étant très largement utilisées, il est recommandé dinclure, à titre de complément, à la fois les chiffres bruts et nets du stock de capital fixe.
9.28 . Pour les analyses de productivité, la variable qui a la préférence en ce qui concerne le volume de la main-duvre est le nombre dheures travaillées. Lorsquil sagit dinférer à propos des personnes occupées, le nombre demplois peut également être intéressant. Les deux variables précitées peuvent naturellement être ventilées, par exemple entre salariés et travailleurs indépendants.
9.29 . Pour bien élaborer et interpréter les tableaux des ressources et des emplois, il est essentiel de rappeler quelques-unes des conventions comptables adoptées par le SEC:
a) la production dune activité auxiliaire nest pas comptabilisée séparément; les entrées mises en uvre dans le cadre dune activité auxiliaire sont traitées comme consommation intermédiaire de lactivité principale ou secondaire à laquelle elle se rattache. Les activités auxiliaires concernent, par exemple, le marketing, la comptabilité, lentreposage et le nettoyage (voir 3.12. et 3.13.);
b) les biens ou services produits et consommés au cours de la même période comptable par la même UAE locale ne sont pas identifiés explicitement et ne sont donc pas comptabilisés dans sa production ou sa consommation intermédiaire. À titre dexemple, on peut citer:
(1) les semences et les plants;
(2) le charbon consommé par une entreprise charbonnière pour la production de briquettes;
(3) lélectricité consommée par une centrale électrique.
c) les travaux courants de transformation, dentretien et de réparation effectués pour le compte dautres UAE locales doivent être enregistrés sur une base nette, cest-à-dire à lexclusion de la valeur des biens concernés. Si ceux-ci subissent par contre une modification physique substantielle, lopération doit être comptabilisée sur une base brute, cest-à-dire comme sil y avait achat et vente des biens en question;
d) les biens durables peuvent être loués. Dans ce cas, ils sont enregistrés dans la formation de capital fixe et dans le stock de capital fixe de la branche dactivité à laquelle appartient leur propriétaire et, à concurrence des loyers versés, dans la consommation intermédiaire de la branche dactivité dont relève lutilisateur;
e) les personnes recrutées via des agences de travail temporaire sont considérées comme étant occupées dans la branche dactivité dont relève ces agences et non dans les branches dactivité dans lesquelles sont classées les entreprises pour lesquelles ces personnes travaillent effectivement. En conséquence, les paiements effectués à ces personnes sont enregistrés dans la consommation intermédiaire (et non dans la rémunération des salariés) des branches employeurs. La main-duvre travaillant en sous-traitance est également traitée de la sorte;
f) dans le SEC, les notions demploi et de rémunération des salariés sont définies de façon assez large; cest ainsi que:
(1) lemploi couvre également les postes de travail créés pour des raisons sociales, par exemple pour les handicapés, les chômeurs de longue durée ou les jeunes. Les personnes qui en bénéficient sont donc des salariés qui perçoivent une rémunération des salariés (et non des transferts sociaux), même si leur productivité peut parfois être (nettement) inférieure à celle de autres salariés;
(2) lemploi couvre également un certain nombre de cas dans lesquels les intéressés ne sont pas censés travailler du tout, par exemple des personnes qui ont été licenciées mais continuent de recevoir divers montants de leur ancien employeur pendant une période déterminée. Cette convention na cependant pas pour effet de biaiser les données relatives aux entrées de main-duvre en termes dheures travaillées puisque, dans les faits, aucune heure nest effectivement ouvrée.
9.30 . Deux postes dajustement doivent être introduits dans les tableaux des ressources et des emplois pour réconcilier lévaluation des importations qui y est faite avec celle des comptes sectoriels (voir également tableaux 9.5 et 9.6).
Dans le tableau des ressources, les importations de biens sont évaluées sur une base CAF. Il sensuit cependant une surévaluation des coûts des importations lorsque les services de transport et dassurance incorporés dans la valeur CAF sont fournis par des résidents (par exemple, en cas de transport pour compte propre ou de transport effectué par des entreprises spécialisées résidentes). Pour équilibrer importations et exportations, il convient dès lors dajouter aux exportations de services un montant équivalent à cette surestimation des importations. Dans les comptes des secteurs, les importations de biens sont évaluées sur une base FAB. Comme dans le cas de lévaluation CAF, cela provoque une surestimation des importations, quoique de moindre ampleur, ce qui limite également laugmentation imputée des exportations. Le recours à plusieurs méthodes dévaluation a pour effet que, si les totaux nets des importations sont identiques que lon applique une évaluation CAF ou FAB, les totaux à la fois des importations et des exportations seront plus élevés avec lévaluation CAF. Il est possible de réconcilier ces deux méthodes dévaluation en introduisant dans les tableaux des ressources et des emplois des postes dajustement pour les importations et pour les exportations. Ces postes doivent être égaux à la valeur des services de transport et dassurance fournis par des résidents qui sont incorporés dans la valeur CAF mais pas dans la valeur FAB, cest-à-dire ceux qui concernent le trajet entre la frontière du pays exportateur et celle du pays importateur. Une fois incorporés dans les tableaux des ressources et des emplois, ces postes dajustement ne nécessitent aucun traitement particulier dans le cadre des calculs entrées/sorties.
9.31 . Le transfert de biens existants est enregistré dans le tableau des emplois en tant que dépense négative pour le vendeur et dépense positive pour lacheteur. Pour le groupe de produits concerné, le transfert dun bien existant correspond à un reclassement au sein des emplois, reclassement qui ne porte cependant pas sur les coûts de transaction qui sont enregistrés comme un emploi de services aux entreprises et aux professions libérales. À des fins de description et danalyse, il peut être utile pour un certain nombre de groupes de produits de connaître limportance relative des transferts de biens existants; cest ainsi, par exemple, quil peut savérer intéressant de connaître le nombre de véhicules doccasion ou le volume de papier recyclé.
9.32 . Lestimation des achats directs effectués à létranger par les résidents et des achats effectués sur le territoire intérieur par des non-résidents constitue généralement une activité bien distincte du processus détablissement des statistiques. Ces deux postes donnent lieu à des ajustements des estimations initiales des importations, des exportations et, à concurrence de la partie consommée des achats effectués à létranger, de la dépense de consommation finale. Pour équilibrer les ressources et les emplois par produit, tous ces achats doivent être ventilés entre les différents groupes de produits distingués. Pour les groupes pour lesquels ils sont relativement importants, ils peuvent être présentés dans une sous-catégorie, par exemple, dépenses de logement.
9.33 . (paragraphe supprimé par le règlement du Conseil 448/98 du 16 février 1998)
9.34 . Pour passer de tableaux des ressources et des emplois aux prix de base à des tableaux aux prix dacquisition, il faut:
a) réaffecter les marges commerciales;
b) réaffecter les marges de transport;
c) ajouter les impôts sur les produits (à lexclusion de la TVA déductible);
d) déduire les subventions sur les produits.
Cette transformation constitue une étape fondamentale du processus de mise en équilibre et est détaillée dans des tableaux distincts (voir tableaux 9.7 et 9.8). Ceux-ci peuvent également servir dimportants objectifs analytiques, tels les analyses des prix et les analyses des effets des variations des taux des impôts sur les produits.
Tableau 9.7. Tableau simplifié
des marges commerciales et de transport
| Branches dactivité (NACE
Rév.1) 1 2 3 ... ... n |
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Emplois finals a) b) c) d) e) f) |
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(1) |
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(2) |
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(3) |
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(4) |
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(5) |
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Marges
commerciales et de transport sur les emplois finals: |
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(2) |
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Marges
commerciales et de transport sur la consommation
intermédiaire par branche |
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Marges
commerciales et de transport sur les emplois finals par
type |
|
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|
Total des
marges commerciales et de transport |
|
Tableau 9.8. Tableau simplifié des impôts moins subventions sur les produits
| Branches dactivité (NACE
Rév.1) 1 2 3 ... ... n |
|
Emplois finals a) b) c) d) e) f) |
|
|
||||||||||||||||
(1) |
|
(2) |
|
(3) |
|
(4) |
|
(5) |
|
|||||||||||
1 |
|
|
|
|
|
|
Impôts
moins subventions sur les produits destinés aux emplois
finals: |
|
|
|
|
|
||||||||
|
|
(2) |
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Impôts
moins subventions sur les produits destinés à la
consommation intermédiaire par branche |
|
|
|
Impôts
moins subventions sur les produits destinés aux emplois
finals par type |
|
|
|
Total des
impôts moins subventions sur les produits |
|
9.35 . Lorsquon élabore les tableaux des ressources et des emplois et que lon cherche à en équilibrer les deux parties, un choix doit presque toujours être opéré entre deux modes dajustement des données statistiques. En effet,
a) au niveau des ressources de chaque produit, on peut passer de prix de base à des prix dacquisition pour quil y ait correspondance avec les emplois aux prix dacquisition;
b) au niveau de chacun des emplois, on peut transformer les prix dacquisition en prix de base pour quil y ait correspondance avec les ressources aux prix de base.
9.36 . Dans la pratique, il est possible quil faille procéder simultanément à ces deux types dajustement qui concernent ou nécessitent le même genre de corrections portant sur les impôts moins les subventions sur les produits et sur les marges commerciales et de transport par produit. En fait, la première possibilité nest pas envisageable sans la seconde car il nest habituellement pas possible, dans le tableau des ressources, de connaître la colonne des impôts sur les produits, celle des subventions sur les produits et celle des marges commerciales et de transport ventilées par produit sans disposer de la distribution des différents produits entre les emplois qui est réalisée dans le tableau des emplois aux prix dacquisition (tableau 9.6).
9.37 . Dès lors, équilibrer les ressources et les emplois nécessite délaborer les tableaux suivants:
a) les tableaux des ressources et des emplois 9.5 et 9.6 présentant, par produit, le résultat final de la mise en équilibre du total des ressources et du total des emplois aux prix dacquisition et aux prix de base;
b) les tableaux des marges commerciales et de transport et des impôts moins les subventions sur les produits (tableaux 9.7 et 9.8).
9.38 . Le passage de tableaux des ressources et des emplois aux prix de base à des tableaux aux prix dacquisition (voir 9.34.) revient à réaffecter les marges commerciales. En cas dévaluation aux prix de base, les marges commerciales sont enregistrées dans les échanges des produits concernés; en cas dévaluation aux prix dacquisition, elles sont affectées aux produits auxquels elles se rapportent. La même chose vaut pour les marges de transport.
9.39 . Le total des marges commerciales par produit est égal au total des marges commerciales réalisées par les branches du commerce et des marges commerciales secondaires des autres branches. Cette équation sapplique également aux marges de transport.
9.40 . Les marges de transport comprennent tous les frais de transport acquittés séparément par lacheteur et inclus dans les emplois de produits aux prix dacquisition, mais non dans les prix de base dun fabricant ou dans les marges commerciales dun grossiste ou dun détaillant. Elles comprennent notamment:
a) le coût du transport des biens du lieu de fabrication vers le lieu de livraison lorsque le fabricant rémunère une tierce partie pour effectuer ce transport, à condition que le montant concerné soit facturé explicitement à lacheteur;
b) le coût du transport des biens organisé par le fabricant, le grossiste ou le détaillant de telle façon que lacheteur doive acquitter séparément les frais de transport, même lorsque celui-ci est effectué par le fabricant, le grossiste ou le détaillant.
Tous les autres frais de transport des biens ne rentrent pas dans la marge de transport. Cest ainsi que:
a) si le fabricant transporte les biens lui-même, le coût de ce transport sera inclus dans le prix de base de sa production; un tel transport constitue une activité auxiliaire dont le coût spécifique ne pourra être identifié;
b) si le fabricant fait transporter les biens sans quil y ait facturation séparée des services de transport, les frais de transport seront inclus dans le prix de base de sa production; ils seront identifiables en tant que tels et pourront être comptabilisés dans sa consommation intermédiaire;
c) lorsque des grossistes ou des détaillants organisent le transport de biens entre le lieu où ils en prennent possession et celui où ils les livrent à un autre acheteur, les coûts afférents à ce transport seront inclus dans la marge de transport à condition quils ne soient pas facturés séparément à lacheteur. Comme dans le cas des fabricants, ces coûts peuvent représenter une activité auxiliaire des grossistes et des détaillants ou lachat dun service dintermédiaire, faisant ainsi partie de la marge commerciale mais pas de la marge de transport;
d) si un ménage achète des biens à des fins de consommation finale et les fait transporter par un tiers, les frais de transport correspondants sont comptabilisés comme une dépense de consommation finale en matière de services de transport (et ne font aucunement partie dune quelconque marge commerciale ou de transport).
9.41 . Le tableau 9.7 offre une vue quelque peu simplifiée de la matrice des marges commerciales et de transport du fait que:
a) les marges commerciales et de transport ne sont pas distinguées explicitement. Ces deux types de marge pourraient être présentés pour chaque groupe de produits. Une autre solution consisterait à disposer de tableaux distincts, un pour les marges commerciales et un autre pour les marges de transport;
b) en ce qui concerne les marges commerciales, il conviendrait détablir une distinction entre les marges du commerce de gros et celles du commerce de détail afin de prendre en compte les différences entre leurs prix. En dressant les tableaux, il convient de ne pas perdre de vue que les grossistes peuvent également vendre directement aux ménages (par exemple, des meubles) et que les détaillants peuvent également vendre aux branches (par exemple, aux cafés et restaurants);
c) pour le calcul et lanalyse des marges commerciales sur les produits rentrant dans la dépense de consommation finale des ménages, on pourrait également pour chaque groupe de produits distinguer les principaux circuits de distribution de façon à tenir compte des différences observées dans les prix pratiqués. En fait, la distinction entre commerce de gros et commerce de détail est trop grossière. Cest ainsi, par exemple, quun ménage peut acquérir les mêmes biens ou services dans un supermarché, chez un épicier, chez un fleuriste, dans un grand magasin ou à létranger, ou encore les recevoir au titre de rémunération en nature. En outre, pour certains produits, les ventes secondaires peuvent présenter un volume important; cest le cas, par exemple, des cigarettes que lon peut aussi acheter dans les cafés, restaurants et stations-service. Il va de soi quintroduire des distinctions aussi fines nest envisageable que si lon dispose de suffisamment dinformations pour pouvoir estimer au moins globalement limportance de chacun des circuits de distribution;
d) pour le calcul des marges de transport, une distinction par type de transport (ferroviaire, aérien, maritime et fluvial, routier) pourrait savérer particulièrement utile.
9.42 . Les impôts sur la production et les importations se décomposent comme suit:
a) impôts sur les produits (D.21):
(1) taxes du type TVA (D.211);
(2) impôts et droits sur les importations, à lexclusion de la TVA (D.212);
(3) impôts sur les produits, à lexclusion de la TVA et des impôts sur les importations (D.214).
b) autres impôts sur la production (D.29).
Des catégories similaires sont prévues pour les subventions sur la production et les importations. Les subventions sont traitées comme des impôts négatifs sur la production et les importations.
Les définitions de toutes ces catégories sont données aux paragraphes 4.14.4.40.
9.43 . Les ressources aux prix de base comprennent les autres impôts moins les subventions sur la production. Pour passer des prix de base aux prix dacquisition (ou vice versa, voir 9.34.), les différents impôts et subventions sur les produits doivent être respectivement ajoutés et déduits (ou vice versa).
9.44 . La TVA peut être déductible, non déductible ou simplement ne pas sappliquer:
a) la TVA déductible sapplique à la majeure partie de la consommation intermédiaire et de la formation brute de capital fixe et à une partie de la variation des stocks;
b) la TVA non déductible porte souvent sur la dépense de consommation finale et sur une partie de la formation brute de capital fixe, de la variation des stocks et de la consommation intermédiaire;
c) la TVA ne sapplique en général pas:
(1) aux exportations (du moins celles vers les pays nappartenant pas à lUnion européenne);
(2) aux biens et services soumis au taux zéro, quel que soit leur emploi;
(3) aux producteurs exemptés de linscription au registre de la TVA (petites entreprises, organisations religieuses, etc.).
9.45 . Le SEC applique le système denregistrement net de la TVA: toutes les ressources sont évaluées aux prix de base, cest-à-dire hors TVA facturée, tandis que les emplois intermédiaires et finals sont comptabilisés aux prix dacquisition, cest-à-dire à lexclusion de la TVA déductible.
9.46 . Le tableau 9.8 relatif aux impôts moins les subventions sur les produits est quelque peu simplifié car:
a) aucune distinction ny est faite entre les différents types dimpôt sur les produits et les subventions ne sont pas présentées séparément;
b) les taux dimposition et les subventions peuvent varier en fonction des circuits de distribution; il conviendrait donc de les distinguer également lorsque cela est pertinent et que lon dispose de suffisamment dinformations.
9.47 . Le mode d'enregistrement des impôts et subventions sur les produits est défini respectivement aux points 4.27 et 4.40.
(voir .). Les impôts (et les subventions) sur les produits sont généralement estimés par produit en appliquant les taux dimposition officiels aux différents flux. Il convient toutefois dexaminer ensuite les écarts constatés par rapport aux montants enrôlés ou aux montants effectivement payés.
a) Certains de ces écarts indiquent que lestimation initiale des impôts sur les produits ne respecte pas les définitions du SEC; il convient donc de la corriger:
(1) à la baisse en cas dexonération;
(2) à la baisse en cas de fraude (par exemple, lorsquun impôt est obligatoire mais quil ny a pas enrôlement);
(3) à la hausse en cas damende.
Les corrections apportées à lestimation des impôts sur les produits ont également des effets sur les variables qui sont calculées en ajoutant ou en déduisant lestimation des impôts sur les produits. Cest ainsi, par exemple, que la production aux prix de base dun groupe de produits spécifiques peut être estimée en déduisant notamment les impôts sur les produits des emplois estimés aux prix dacquisition. Toutefois, lestimation de la production aux prix de base peut également être combinée notamment à des estimations des impôts sur les produits pour évaluer les emplois aux prix dacquisition.
b) Il convient par ailleurs de ne pas tenir compte de plusieurs autres types décarts dans le tableaux des ressources et des emplois, comme:
(1) les décalages chronologiques: des paiements dimpôts peuvent, par exemple, concerner des enrôlements de plusieurs années;
(2) les situations de cessation de paiement (faillite) que connaissent les entreprises.
c) dans certains cas, les écarts constatés peuvent aussi révéler une erreur importante dans lestimation initiale des impôts et des subventions sur les produits due, par exemple, à une sous-estimation de la production dun produit déterminé. Dans une telle situation, une modification des estimations des flux de biens et de services peut aussi se justifier.
Lorsque les emplois par produit aux prix dacquisition sont transformés en emplois aux prix de base, il est possible de présenter sous un poste distinct la correction de lestimation initiale des impôts et des subventions sur les produits. Toutefois, pour tous les calculs dentrées-sorties, il sera nécessaire de ventiler cette correction par produit, même sil faut pour ce faire avoir recours à une méthode mathématique simple (par exemple, une ventilation proportionnelle).
Tableau 9.9. Tableau des
emplois des importations
| Branches dactivité (NACE
Rév.1) 1 2 3 ... ... n |
|
Emplois finals a) b) c) d) e) f) |
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||||||||||||||||
(1) |
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(2) |
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(3) |
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(4) |
|
(5) |
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1 |
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Produits
importés: emplois finals aux prix dacquisition/en
valeur CAF: |
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|
|
|
|
||||||||
|
|
(2) |
|
Total de
la consommation intermédiaire de produits importés par
branche |
|
|
|
Total des
emplois finals de produits importés par type |
|
|
|
Total des
importations |
|
Tableau 9.10. Tableau des
emplois de la production intérieure aux prix de base
| Branches
dactivité (NACE Rév.1) 1 2 3 ... ... n |
|
Emplois
finals a) b) c) d) e) f) |
|
|
||||||||||||||||
(1) |
|
(2) |
|
(3) |
|
(4) |
|
(5) |
|
|||||||||||
1 |
|
|
|
|
|
|
Production intérieure:
emplois finals aux prix de base: |
|
|
|
|
|
||||||||
|
|
(2) |
|
Total de la consommation
intermédiaire de produits intérieurs aux prix de base
par branche |
|
|
|
Emplois finals de produits
intérieurs aux prix de base |
|
|
|
Total de la production
intérieure |
|
|||||||
Emplois de produits
importés |
|
(3) |
|
Total de la consommation
intermédiaire de produits importés par branche |
|
|
|
Emplois finals de produits
importés aux prix de base |
|
|
|
Total des importations |
|
|||||||
Impôts moins subventions
sur les produits |
|
(4) |
|
Impôts moins subventions
sur les produits destinés à la consommation
intermédiaire par branche |
|
|
|
Impôts moins subventions
sur les produits destinés aux emplois finals |
|
|
|
Total des impôts moins
subventions sur les produits |
|
|||||||
|
|
(5) |
|
Total de la consommation
intermédiaire aux prix dacquisition par branche |
|
|
|
Total des emplois finals
par type |
|
|
|
Total des emplois |
|
|||||||
Rémunération des
salariés |
(6) |
Composantes de la valeur ajoutée par branche |
||||||||||||||||||
|
(7) |
Valeur ajoutée par branche |
||||||||||||||||||
|
(8) |
Production aux prix de base par branche |
||||||||||||||||||
Formation de capital fixe |
(9) |
|
9.48 . Le tableau des emplois 9.6 nindique pas dans quelle mesure les biens et les services utilisés ont été produits dans le pays ou importés. Cette information est pourtant indispensable pour tous les types danalyse pour lesquels le lien entre les ressources et les emplois de biens et de services au sein de léconomie nationale joue un rôle. Cest notamment le cas pour lanalyse de limpact des variations des exportations ou de la dépense de consommation finale sur les importations, la production intérieure et diverses variables qui y sont liées tel lemploi. En réalité, cette distinction est intéressante dans la plupart des analyses indiquées aux paragraphes 9.14. et 9.15. Le cadre entrées-sorties contient dès lors également un tableau des emplois de produits importés et un autre des emplois des biens et services issus de la production intérieure (voir tableaux 9.9 et 9.10).
9.49 . Le tableau des emplois de produits importés doit être établi en exploitant toutes les informations disponibles sur les emplois des importations. Cest ainsi, par exemple, quil est possible que lon connaisse les principales entreprises qui importent certains produits ou le volume des importations de certains producteurs. En général, toutefois, les statistiques directes sur les emplois des importations restent lacunaires et elles devront par conséquent être complétées au moyen dhypothèses formulées pour chaque groupe de produits.
9.50 . Le tableau des emplois des biens et des services issus de la production intérieure peut alors être obtenu en déduisant du tableau général des emplois le tableau des emplois des produits importés.
9.51 . À des fins plus spécifiques, les tableaux des ressources et des emplois présentés ci-avant peuvent être modifiés par le recours à des nomenclatures supplémentaires ou de substitution. Il est possible denvisager les cas de figure suivants:
a) des nomenclatures plus détaillées des produits et des branches basées sur des nomenclatures nationales ou permettant de couvrir des besoins spécifiques (par exemple, lanalyse du rôle de la recherche et développement dans léconomie nationale);
b) une ventilation géographique plus détaillée des importations et des exportations; le commerce intracommunautaire peut ainsi être ventilé par pays, tandis que les échanges avec les pays tiers peuvent être classés en fonction des grandes zones économiques et de certains grands pays (États-Unis et Japon);
c) une classification des importations en:
(1) importations de produits qui sont également fabriqués dans le pays («importations concurrentielles»);
(2) importations de produits qui ne sont pas fabriqués dans le pays («importations complémentaires»).
On peut raisonnablement supposer que ces deux catégories dimportations présentent un intérêt différent pour léconomie nationale. Pouvant se substituer à la production intérieure, les importations concurrentielles peuvent faire lobjet danalyses spécifiques (susceptibles de déboucher sur une modification de la politique économique). Une catégorie distincte demplois finals (potentiels) peut dès lors leur être réservée dans les tableaux des emplois. Pour ce qui est des importations complémentaires, les analyses se concentreront pour lessentiel sur les effets des variations de leurs prix ou de leurs volumes (par exemple, en cas de crise pétrolière) sur léconomie nationale;
d) une classification de la rémunération des salariés établie sur la base de critères tels le niveau déducation, lâge, le sexe ou lemploi à temps partiel/à temps complet. Cette classification pourrait également être appliquée aux informations supplémentaires sur lemploi. De la sorte, les tableaux des ressources et des emplois peuvent également servir à tous les types danalyse du marché du travail;
e) une ventilation de la rémunération des salariés en:
(1) salaires et traitements, dont:
cotisations sociales à la charge des
salariés (
)
(2) cotisations sociales à la charge des employeurs.
Ce type de distinction permet danalyser linfluence des cotisations sociales sur le coût de la main-duvre et lincidence de ces charges sur lexcédent brut dexploitation;
f) une nomenclature des fonctions de la consommation finale (COICOP pour les ménages et CFAP pour les administrations publiques). La classification fonctionnelle de ces dépenses permet dévaluer limpact de chaque fonction sur le reste de léconomie. Cest ainsi quil est possible dévaluer limportance des dépenses publiques et privées consacrées aux secteurs de la santé, des transports et de léducation. Autre exemple, lanalyse de limpact des dépenses publiques en matière de défense sur certaines branches intérieures, en particulier les producteurs davions, de camions et darmements;
g) un reclassement de la formation de capital fixe et du stock de capital fixe relatifs aux actifs fixes qui sont loués par leur propriétaire; dans le cas de la location simple, par exemple, les actifs fixes pourraient être enregistrés comme sils appartenaient à lutilisateur (contrairement au traitement type prévu par le SEC). Lobjet de ce reclassement est de permettre la comparaison des structures des co ts des branches qui louent des actifs fixes avec celles des branches qui possèdent les mêmes actifs. Pour garantir un traitement comptable cohérent, ce reclassement nécessite également de modifier la consommation intermédiaire du preneur et la production du bailleur à concurrence du montant du loyer de lactif fixe concerné;
h) un reclassement de lemploi et de la rémunération salariée pour la main-duvre en sous-traitance et les personnes travaillant par lintermédiaire dagences de travail temporaire; lobjet de ce reclassement est daccroître la comparabilité des structures de coût des branches en procédant à un enregistrement des personnes précitées comme salariées des branches «dans lesquelles elles travaillent effectivement». Ce reclassement entraîne également une modification des concepts de consommation intermédiaire et de production des branches concernées.